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Usages sociaux
du caractère typographique

Article

Publié dans Livraison – revue d’art contemporain –
Langage et typographie, 13/2010, Rhinocéros, Strasbourg.

 


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Introduction

La démocratisation des outils conjuguée à la dé-légitimation de la compétence esthétique a contribué à brouiller les frontières qui interdisaient au profane, jusqu’au milieu du XXe siècle, l’accès à un espace restreint dont les imprimeurs avaient le monopole : la typographie. Ces deux facteurs sont à l’origine de profondes modifications du rapport à la forme typographique, qui, dans le domaine de la production, comme dans celui de la « consommation » si l’on prend le point de vue du lecteur, invitent à reconsidérer la lettre en dehors de ses usages légitimes et des critères esthétiques dominants. Repenser la valeur du signe dans la perspective de ses usages, c’est aussi réfléchir, en dehors des classifications proposant des catégories transcendantes, aux conventions qui nous lient à son existence. Cette valeur n’est alors plus à chercher dans la forme, mais dans le spectateur qui en est le témoin, et au-delà, dans tout ce qui accompagne l’écrit et qui ne relève plus de la lecture.

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